Ce rapport présente une analyse à l'échelle continentale des progrès réalisés par l'Afrique dans la mise en œuvre des cinq engagements adoptés lors de l'Échange sur l'apprentissage fondamental en Afrique (FLEX2024) de 2024 à Kigali, tout en intégrant les six recommandations sur l'apprentissage fondamental approuvées lors de la Triennale de l'ADEA de 2025. Préparé en vue du FLEX2026 à Lilongwe, au Malawi, ce document évalue la manière dont les pays africains font progresser les réformes de l’apprentissage fondamental grâce à un leadership politique renforcé, à des pédagogies fondées sur des données probantes, à des systèmes de données et d’évaluation améliorés, à une allocation plus efficace des ressources et à une meilleure coordination entre les partenaires.
S’appuyant sur une méthodologie pionnière plutôt que sur un tableau de bord à l’échelle du continent, l’analyse s’appuie sur des ensembles de données continentaux, les rapports fournis par les pays eux-mêmes et les réformes nationales documentées pour mettre en évidence à la fois les réalisations et les défis persistants. Il conclut que l’Afrique a mis en place une architecture politique solide en matière d’apprentissage fondamental, mais que la mise en œuvre au niveau des classes reste inégale. Des progrès significatifs sont observés en matière de leadership gouvernemental, de mécanismes nationaux de coordination, d’éducation multilingue, de pédagogie structurée, de l’enseignement au niveau approprié (TaRL) et de systèmes d’évaluation, avec des exemples provenant de pays tels que la Côte d’Ivoire, le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, la Zambie et le Malawi. Toutefois, les contraintes financières, l’échelle inégale des programmes et la baisse des financements extérieurs consacrés à l’éducation continuent de limiter la mise en œuvre durable.
Le rapport présente finalement FLEX2026 comme une opportunité de faire évoluer l’agenda continental, en passant des engagements politiques à une mise en œuvre mesurable, en mettant l’accent sur une responsabilisation accrue, le financement national, une prise de décision fondée sur des données probantes et une action coordonnée pour accélérer les progrès vers l’éradication de la pauvreté éducative d’ici 2035.