Ce communiqué marque un moment historique où les responsables africains et mondiaux de l'éducation se sont engagés à opérer un changement, sous l'impulsion de l'Afrique, dans le financement de l'apprentissage fondamental, dans un contexte de baisse de l'aide et d'augmentation du poids de la dette. Présenté lors de l'événement « Disrupt to Deliver » organisé en marge de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies, le communiqué souligne l'urgence de s'attaquer à la crise de l'apprentissage en Afrique, où jusqu'à 89 % des enfants ne possèdent pas les compétences de base en lecture et en calcul, ainsi que le coût économique de l'inaction.

Le document décrit comment les gouvernements mobilisent les ressources nationales, des financements innovants et l'expertise technique africaine pour soutenir des programmes autrefois financés par des donateurs, tels que les initiatives de rattrapage scolaire en Zambie, l'éducation bilingue au Sénégal et le modèle FLOAT en Afrique du Sud. Il met l'accent sur des interventions fondées sur des données probantes et rentables – formation des enseignants, matériel pédagogique et amélioration des achats – comme moyens d'obtenir un retour sur investissement élevé et de réduire la dépendance à l'aide.

S'inspirant des réformes philanthropiques menées en Inde, il appelle les gouvernements africains, les philanthropes et les partenaires à aller au-delà de l'aide traditionnelle, à adopter des investissements catalytiques et à intégrer une responsabilité axée sur les résultats. Le communiqué prépare le terrain pour la Triennale 2025 de l'ADEA à Accra, qui examinera les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté éducative et la généralisation de l'apprentissage fondamental à travers le continent, positionnant l'Afrique pour mener son programme de financement de l'éducation selon ses propres conditions.

Langue(s) du document
Anglais; 
Français
Type du document
Année de publication
2025
Mois de publication
Septembre
Nombre de pages
8
Domaine(s) d'action